30 Octobre 2021
La partie peinture était une étape que j'attendais avec un mélange d'impatience (car cela voulait dire que j'avais fini toute la coque !), mais aussi d'inquiétude. Car autant avant d'entreprendre ce chantier j'avais déjà un peu travaillé le bois, autant je ne me sentais pas à l'aise avec la peinture.
Mais il faut bien s'y mettre. Alors après avoir pas mal parcouru des videos dédiées à la bonne application au rouleau, j'ai démarré l'application sur la partie inférieure de la coque, stratifiée avec fibre de verre et epoxy.
En sous-couche, j'ai utilisé le produit fourni avec le kit : une résine epoxy teintée blanc, et en phase aqueuse, ce qui est assez rare, et facilite pas mal de choses.
Le gros avantage, c'est que ça fait à la fois sous-couche de peinture, imprégnation epoxy du bois nu, et matériau solide qui peut être poncé finement.
La résine epoxy utilisée en sous-couche (on verra plus loin que ce n'était finalement pas le bon produit !)
L'application, au rouleau, s'est finalement très bien passée.
Seule particularité : la résine blanche est assez épaisse, et pour faire une bonne couverture, il m'a fallu en utiliser bien plus que je n'aurais imaginé.
La première application s'est avérée rassurante, alors c'est parti pour la coque entière !
Le dernier clin est resté brut, par manque de produit... La consommation a vraiment été plus importante que prévu.
C'est assez saisissant de voir le bateau tout blanc comme ça ! Après tout ce temps dans les assemblages couleur bois et epoxy, j'ai soudain devant moi un ensemble cohérent, qui ressemble à un bateau !
Au moment de réapprovisionner de la résine blanche pour sous-couche, mon fournisseur m'a expliqué qu'en fait, le premier produit fourni n'était pas approprié, car n'étant pas assez résistant à l'eau ! C'est quand même ballot pour la sous-couche sur un bateau...
Il m'a donc fourni un autre produit, en phase solvantée cette fois, et malheureusement un peu moins fin à la finition.
J'ai pris le parti de ne pas tout refaire la partie stratifiée de la coque : l'étanchéité est de toute façon assurée par la couche de fibre + epoxy.
En revanche, j'ai soigneusement poncé les autres clins, jusqu'à voir apparaitre les premières fibres de bois. De cette façon, le premier produit sert un peu de "bouche pores", plus que de réelle sous-couche. Cela a permis aussi un nivellement parfait des imperfections du bois, avant la deuxième couche d'apprêt.
A gauche les traces de ponçage sur la sous-couche epoxy (ce n'est pas une peinture, il faut y aller pour l'entamer !), à droite les premières fibres de contreplaqué visibles en fin de ponçage
Deuxième couche : on voit la différence entre les clins du haut, et ceux du bas où le blanc et encore translucide
Finalement, cette étape s'est terminée par un gros travail de ponçage, pour laisser un support aussi lisse et régulier que possible, avant l'application de la laque.
Et maintenant, le moment de vérité : la laque !