Construction amateur d'un Stir Ven 19 ouvert

Les secrets de la Licorne

Taquets de mât

Contrairement aux mâts modernes en aluminium ou en carbone, le mât en bois ne peut pas être un tube creux à travers lequel passent les drisses ou autres bouts qui vont en tête de mât. Tous sont donc fixés par l'extérieur et descendent de façon visible.

Pour fixer au mât les cordages de traction (haubans, drisses), il est prévu de les accrocher au mât via une boucle maintenue par un taquet en relief. Le principe est simple, robuste :

Taquets de mât

Une fois usinée la forme générale des taquets, deux question se sont posées :

1. comment assurer l'ajustement du taquet sur la surface arrondie du mât ?
On peut aplatir la surface du mât en contact avec le taquet, ou alors on peut creuser en arrondi le dessous du taquet. J'ai d'abord voulu essayer la première solution,  mais au vu du résultat avec le premier taquet, j'ai préféré la seconde pour les suivants. C'est bien plus joli, et plus facile aussi, une fois trouvée la bonne méthode (je la trouverai après en fait, pour les taquets de la corne : suspens jusqu'à cet article !).

2. comment fixer le taquet sur le mât ? 
Soit par collage, mais alors c'est définitif, soit par vissage, ce qui permet éventuellement un échange en cas de problème. J'ai opté pour cette solution, par prudence.

Essai pour aplatir le mât à l'endroit du taquet. Pas une grande réussite esthétique.

Essai pour aplatir le mât à l'endroit du taquet. Pas une grande réussite esthétique.

J'ai essayé d'intégrer au mieux ce lamage dans la forme du mât, mais le résultat ne me plait pas. En plus ça fragilise le mât en enlevant de la matière.

J'ai essayé d'intégrer au mieux ce lamage dans la forme du mât, mais le résultat ne me plait pas. En plus ça fragilise le mât en enlevant de la matière.

Après un usinage assez fastidieux (mélange de rape arrondie, de Dremel et de papier de verre...) j'obtiens une forme qui correspond à peu près à l'arrondi du mât

Après un usinage assez fastidieux (mélange de rape arrondie, de Dremel et de papier de verre...) j'obtiens une forme qui correspond à peu près à l'arrondi du mât

C'est quand même bien plus propre comme ça

C'est quand même bien plus propre comme ça

Après reprise de vernis, c'est déjà moins choquant. Mais ça reste peu harmonieux.

Après reprise de vernis, c'est déjà moins choquant. Mais ça reste peu harmonieux.

Opération huilage + vernissage des taquets usinés (je le fais en même temps que les violons de ris)Opération huilage + vernissage des taquets usinés (je le fais en même temps que les violons de ris)Opération huilage + vernissage des taquets usinés (je le fais en même temps que les violons de ris)

Opération huilage + vernissage des taquets usinés (je le fais en même temps que les violons de ris)

Et enfin la pose finale, avec trois vis pour chaque taquet, serrées précautionneusement pour ne pas fendre les taquets qui sont assez fins (sans doute trop, je m'en suis rendu compte pendant ces vacances en regardant en Bretagne ceux des voiliers anciens, plus simples de forme et plus épais). On voit aussi le piton à oeil qui sert à fixer une des poulies pour la drisse de la corne. Et enfin la pose finale, avec trois vis pour chaque taquet, serrées précautionneusement pour ne pas fendre les taquets qui sont assez fins (sans doute trop, je m'en suis rendu compte pendant ces vacances en regardant en Bretagne ceux des voiliers anciens, plus simples de forme et plus épais). On voit aussi le piton à oeil qui sert à fixer une des poulies pour la drisse de la corne. Et enfin la pose finale, avec trois vis pour chaque taquet, serrées précautionneusement pour ne pas fendre les taquets qui sont assez fins (sans doute trop, je m'en suis rendu compte pendant ces vacances en regardant en Bretagne ceux des voiliers anciens, plus simples de forme et plus épais). On voit aussi le piton à oeil qui sert à fixer une des poulies pour la drisse de la corne.

Et enfin la pose finale, avec trois vis pour chaque taquet, serrées précautionneusement pour ne pas fendre les taquets qui sont assez fins (sans doute trop, je m'en suis rendu compte pendant ces vacances en regardant en Bretagne ceux des voiliers anciens, plus simples de forme et plus épais). On voit aussi le piton à oeil qui sert à fixer une des poulies pour la drisse de la corne.

La réalisation et la fixation des taquets marque la dernière opération du mât (avec la fixation du vit de mulet) et c'est une grande satisfaction de pouvoir le stocker et passer à la suite.

Le chantier du bateau lui-même se rapproche, enfin !!

 

 

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S
Bien reçu. Merci cher Jean Hugues merveilleux travail. J admire ce que vous faîtes.
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