Construction amateur d'un Stir Ven 19 ouvert

Les secrets de la Licorne

Auge moteur

Même s'il est possible d'utiliser un petit moteur hors-bord en cas de besoin, le Stir Ven 19 est avant tout un voilier, et le plan de François Vivier prévoit une auge moteur intégrée à la plage arrière, qui peut se refermer discrètement, de sorte que, sous voiles, la possibilité même d'un moteur n'apparait pas de façon évidente. C'est une des nombreuses petites astuces dans la conception remarquable de ce bateau polyvalent.

L'auge moteur est intégrée dans le compartiment arrière, qui est un compartiment étanche de flottabilité. Il est donc capital qu'elle soit parfaitement hermétique et isolée. Cela commence par l'assemblage des pièces de bois, en appui sur une des deux cloisons longitudinales et sur le tableau arrière (à noter qu'il est possible, à la construction, de placer l'auge moteur en partie babord ou tribord du bateau, simplement en positionnant le pont arrière dans un sens ou dans l'autre).

Je ne lésine pas sur la colle epoxy dans ce cas, pour assurer l'étanchéité de l'assemblage, même si cela sera renforcé par les joints congés. Le petit morceau de film plastique évite que les serre-joints ne restent collés à l'epoxyJe ne lésine pas sur la colle epoxy dans ce cas, pour assurer l'étanchéité de l'assemblage, même si cela sera renforcé par les joints congés. Le petit morceau de film plastique évite que les serre-joints ne restent collés à l'epoxy

Je ne lésine pas sur la colle epoxy dans ce cas, pour assurer l'étanchéité de l'assemblage, même si cela sera renforcé par les joints congés. Le petit morceau de film plastique évite que les serre-joints ne restent collés à l'epoxy

 

Une fois l'assemblage consolidé, je renforce tous les angles par des joints congés. Ils assurent à la fois la solidité de l'assemblage et son étanchéité totale.

La photo est une bonne illustration de ce qu'il faut absolument éviter si on veut s'épargner de fastidieux temps de finition par la suite : j'ai sans doute travaillé trop vite, ou en état de fatigue, ou les deux, et avec en plus un savoir-faire approximatif, mais le résultat est que les joints sont grossiers, mal finis, avec beaucoup d'irrégularités et de bavures. Certes, dans l'angle de la cavité c'était un peu moins accessible, mais il aurait quand même été possible d'améliorer ça à chaud, avant la polymérisation. Je ne l'ai pas fait. Et une fois l'epoxy polymérisée, ce qui était une petite bavure devient une écharde dure comme du béton, et la moindre irrégularité dans la forme se traduit par un travail de ponçage long et inconfortable, perte de temps et d'énergie qui aurait largement pu être évitée. François Vivier le rappelle dans son manuel de construction, mais j'ai pu le confirmer beaucoup trop de fois : du temps passé à la finition avant polymérisation n'est jamais inutile !

 

Ensuite, il faut usiner le haut des planches assemblées, pour qu'elles viennent affleurer sous le plan de pont, et assurer aussi l'étanchéité lorsque le pont arrière sera posé. Je m'y reprends à plusieurs fois, à la ponceuse à bande d'abord, puis excentrique pour les ajustements fins, avec à chaque fois positionnement à blanc du pont, pour vérifier l'affleurement.

Auge moteur

 

La structure de l'auge moteur est correcte, il faut maintenant réaliser sa couverture, le capot qui dissimulera cet emplacement lors des navigation sous voiles.

Auge moteurAuge moteur

 

Les petites planches contrecollées qui complètent le tableau arrière sont fournies dans le kit de contreplaqué découpé, mais, curieusement, la pièce pour compléter le pont arrière n'y est pas. il faut la découper sur mesure dans une chute de contreplaqué.

En passant, je ne saurais trop conseiller de garder les grosses chutes de contreplaqué lors le la découpe des pièces nécessaires : elles peuvent s'avérer très utiles !

Marquage des découpes à faire sur une chute de contreplaqué marine : le couvercle, et le support qui sera collé sous le pont, au niveau de la découpe dans le pont arrière

Marquage des découpes à faire sur une chute de contreplaqué marine : le couvercle, et le support qui sera collé sous le pont, au niveau de la découpe dans le pont arrière

Les pièces découpées. Les trous d'assemblage des deux petites pièces seront bouchés par la suite au mastic Epoxy

Les pièces découpées. Les trous d'assemblage des deux petites pièces seront bouchés par la suite au mastic Epoxy

Mise en place à blanc, avant collageMise en place à blanc, avant collage

Mise en place à blanc, avant collage

Collage du support du couvercle, sous le pont arrière, en prenant garde qu'il puisse bien s'insérer dans l'auge moteur lors de la pose du pontCollage du support du couvercle, sous le pont arrière, en prenant garde qu'il puisse bien s'insérer dans l'auge moteur lors de la pose du pontCollage du support du couvercle, sous le pont arrière, en prenant garde qu'il puisse bien s'insérer dans l'auge moteur lors de la pose du pont

Collage du support du couvercle, sous le pont arrière, en prenant garde qu'il puisse bien s'insérer dans l'auge moteur lors de la pose du pont

 

Après quelques ajustements, l'assemblage semble correct, le couvercle s'insère bien, à la fois dans le pont et dans le tableau arrière.

Il reste à coller les deux parties ensemble, en préservant la géométrie de l'assemblage, pour que cela garde l'alignement avec le pont et le tableau arrière, puis à peindre le tout. 

On n'en est pas encore là, mais ça se rapproche !
Beaucoup, beaucoup de finitions d'ici là...

Auge moteurAuge moteur

 

 

 

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