5 Août 2021
La fausse étrave (car elle n'a pas de fonction structurelle, contrairement à la "vraie" étrave, qui constitue l'ossature avant l'étrave, en appui sur les deux dernières cloisons avant) est constituée de plusieurs couches de bois recourbées et collées.
On a vu sa réalisation ici.
Il s'agit maintenant de la fixer à l'avant du bateau, en recouvrant les chants des bordés qui se rejoignent en appui sur la "vraie" étrave.
Recette ceinture et bretelle : collage epoxy + vis inox.
Mais avant de fixer la fausse étrave, il faut lui donner sa forme définitive: la bonne largeur, et un biseautage symétrique sur toute la longueur.
Le principe est simple, la réalisation un peu moins, car pour faire cet usinage, il faut fixer une grande pièce arrondie, et je ne dispose que d'un petit établi, et de peu de place !
La place est comptée : il faut serrer le bateau d'un côté du garage pour libérer l'espace nécessaire à l'usinage de la pièce.
Nouvelle mise en place à blanc. Il y aura plusieurs aller-retours biseautage / mise en place, pour trouver la forme idéale.
Dernier usinage : le trou de remorquage. Cette solution est recommandée par l'architecte, de préférence à un simple piton à oeil, moins solide et moins esthétique.
On voit sur la photo de droite la texture de la colle (epoxy chargée), naturellement granuleuse, et qui justifie enduit + ponçage pour la finition
Positionnée et collée, la fausse étrave fait maintenant partie intégrant de l'ensemble. L'assemblage doit être solide : il va supporter toute la force de traction lors de la mise sur remorque.
La coque est prête, il reste la partie la plus agréable : l'incontournable ponçage de finition, pour laisser un état de surface bien lisse.
Une opération qui prend un sens tout particulier dès qu'on l'associe au mot "epoxy", et surtout quand, comme ici, il y a beaucoup de surfaces en creux, non planes !