1 Mai 2020
Le Stir Ven propose un safran relevable, un avantage certain pour passer là où les goélands ont pied !
Il est constitué d'un corps qui est fixé au tableau arrière par des aiguillots-fémelots, et d'un safran qui peut donc pivoter. Le safran est maintenu en position basse par un sandow, et un bout permet de le relever et de le maintenir en position haute pour l'échouage.
Il faut par ailleurs prévoir un "chapeau" qui vient enserrer la barre sur le corps du gouvernail. C'est donc un jeu d’emboîtement entre les différentes couches de contreplaqué, mais en suivant les plans, ça fonctionne bien.
Pour que le safran puisse pivoter, il faut qu'il y ait le jeu suffisant : l'espace entre les joues du "corps" doit donc être supérieur à l'épaisseur du safran. Mais comme ils sont constitués des mêmes planches de contreplaqué, il faut prévoir une petite sur-épaisseur dans l'assemblage du corps.
On peut la faire à l'époxy, mais je ne me sentais pas de faire une sur-épaisseur constante de cette façon. Alors après avoir vérifié le côté imputrescible, j'ai opté pour du liège, dont il me restait un vieux rouleau de 2mm : l'épaisseur idéale.
Une fois le corps assemblé et collé, je fais un essai à blanc pour voir :
- au centre le corps assemblé
- à droite la chapeau juste emboité (je le collerai plus tard, avec les dimensions de la barre)
- à gauche le safran à l'état brut (juste les deux planches collées)
Pour la mise en forme du safran, le plan propose un simple arrondi sur le bord d'attaque (l'avant), et un biseau sur le bord de fuite (l'arrière).
Après pas mal d'hésitations, j'ai décidé d'essayer un profil plus évolué, en me basant sur le plan de la dérive. La difficulté ici est que le safran n'a pas une forme rectangulaire, mais plutôt une sorte d'ellipse arrondie. Du coup, le dessin du profil change avec la hauteur.
Je finis par me lancer, non sans avoir recopié la forme du safran, au cas où ma tentative tournerait à la catastrophe, pour pouvoir redécouper du contreplaqué !
Je commence par arrondir le bord avant à la défonceuse. La mèche que j'ai n'a pas la dimension idéale, rayon un peu trop petit. Mais ça fait quand même un point de départ régulier
Le ponçage se fera à main levée, et progressivement : si ce n'est pas assez, je peux recommencer. Trop, c'est fichu !
On voit le bord d'attaque encore un peu "carré", pas assez arrondi. Le ponçage sera progressif, pour arriver petit à) petit vers la forme idéale
Après de nombreuses passes, des deux côtés successivement pour ressentir la symétrie nécessaire, j'arrive à une forme qui me semble satisfaisante.
Ce n'est pas parfait : sous les doigts, je sens bien que ce n'est pas parfaitement régulier. Mais avec le contreplaqué et ses différentes strates, je n'arrive pas à faire mieux.
Après une première couche de primaire époxy, les défauts de régularité devraient ressortir, et alors je ferai peut-être une deuxième passe, avec ajout d'enduit par endroit si besoin. Mais pour l'instant, je m'arrête là !
Il reste à finir le corps et le chapeau :
Le crochet sur l'avant du corps, qui permettra d'accrocher le sandow qui maintient le safran en position basse
Et voilà, tout est prêt.
Il reste à faire la barre, pour ajuster et fixer le chapeau sur mesure.