28 Décembre 2019
Quand on achète le Stir Ven 19 en kit, celui-ci est composé de plusieurs packs :
- Le bois massif
- Le contreplaqué pré-découpé
- La colle, la peinture et la visserie inox
- L'accastillage
- La dérive fonte
- Les voiles et le gréement
A quoi s'ajoute la remorque, sur mesure pour le bateau, que peut aussi fournir le chantier.
Pour commencer, je m'étais seulement fait livrer le pack bois massif. Cela m'avait permis de réaliser les grandes pièces (avirons, mât...) pendant que mon garage était encore vide. Maintenant que cette étape est bien avancée, je peux préparer la suite.
Pour la livraison, j'envisage cette fois de faire le déplacement, pour ramener en même temps la remorque, sur laquelle sera placé le pack contreplaqué : 23 planches prédécoupées, de 2440x1220 mm. Et puis ce sera l'occasion d'aller voir le chantier Grand Largue, et d'apprendre beaucoup rien qu'en observant leur travail !
Entre la formation pour tracter une remorque (extension de permis B96), la demande d'immatriculation de la remorque, le salon Nautic de Paris, et les grèves en cours, le rendez-vous est finalement pris pour un aller-retour à Saint-Briac.
La météo n'est malheureusement pas gaie en cette fin décembre, et je vise le créneau le moins pluvieux.
Arrivée au chantier en fin d'après-midi, comme prévu.
Je compte juste passer dire bonjour et voir la remorque pour être prêt le lendemain matin. Mais grâce au responsable, je me rends compte que j'ai oublié de faire faire la plaque d'immatriculation de la remorque ! Direction en urgence un garage local pour remédier à cet oubli !
J'en profite pour combler un autre manque : le deuxième triangle de signalisation. Car il en faut deux : un pour la remorque si je dois la laisser sur le côté de la route suite à une panne, et un pour la voiture.
De retour au chantier, je passe du temps à regarder le travail en cours sur un Stir Ven 22. C'est très instructif pour moi, car la construction est à un stade plus avancé que la mienne. Une somme de petites astuces et de savoir-faire que j'observe avec un plaisir un peu émerveillé. C'est décidément un beau métier, charpentier de marine !
Quand j'arrive, la remorque est déjà bien préparée pour le trajet :
- certaines chandelles démontées pour laisser la place au chargement
- planches de CP emballées de façon étanche et posées à plat
- la mousse de flottabilité emballée
- un carton avec les accessoires de la remorque
- un carton avec résine, colle, vernis
Il restera à fixer le lot de CP avec des sangles, et les autres matériels devraient tenir dans le coffre. Nous ferons tout cela avant le départ demain matin.
Je voulais aussi profiter du déplacement pour visiter rapidement Saint-Malo, que je ne connaissais pas.
Mais avec les contretemps et le temps passé à observer le chantier, j'arrive à la nuit tombée.
Qu'à cela ne tienne : la visite sera nocturne !
Et avec un bon coup de vent en cours, de quoi ressentir pleinement l'atmosphère sur les magnifiques remparts.
La ville est magnifique, et pour moi qui connais surtout la Bretagne en été, c'est très surprenant de découvrir une ambiance de Noël avec décorations et patinoire !
Je profite de l'occasion pour recommander l'hôtel "Quic en groigne", dans la vieille ville "Intra muros".
Il est idéalement situé, dans une rue calme bien qu'en plein dans le centre historique. L'accueil y est chaleureux, les chambres agréables et le petit déjeuner plaisant.
Le fait que son propriétaire soit originaire de Metz est un plus, qui ne saurait que renforcer mon avis !
J'ai découvert ce dernier point le lendemain matin, au moment de partir. Du coup la discussion qui s'en est suivie a duré un peu, et c'est bien après l'heure prévue que je suis arrivé au chantier, pour atteler la remorque et ramener le tout à la maison.
Dans le coffre, nous mettons en premier la dérive : 130 kg de fonte !
Arrimée avec des sangles, pour l'assurer en cas d'accident toujours possible.
Ensuite, il nous a fallu déballer les mousses de flottabilité : à quelques cm près, le paquet n'entrait pas dans le coffre. Nous refaisons donc deux paquets plus petits, et nous glissons les dernières pièces dans les trous restants. Finalement tout tient, mais il n'en aurait pas fallu plus !
Un dernier au revoir à l'équipe de Grand Largue, qui s'est vraiment montrée sympathique et serviable jusqu'au bout, et c'est parti !
Le trajet se passe sans souci. Juste un peu long, car 90 km/h sur autoroute, eh bien...
Au fil des étapes; l'expérience rentre petit à petit : la voie d'accès aux pompes à essence "voiture" de certaines stations est difficilement franchissable avec une longue remorque. Je les choisirai d'avance la prochaine fois !
De retour à la maison, grande satisfaction : l'entrée dans la cour en marche arrière se fait du premier coup !
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Il fait nuit mais il ne pleut pas. Alors avec l'aide des enfants, on décharge les 23 planches de CP pour les mettre en stock dans le garage, où le mât prend encore une bonne place (en diagonale, sinon il ne tient pas...)
Nous découvrons vite que certaines pièces prédécoupées tombent des panneaux sous leur propre poids ! En particulier pour les panneaux en OSB, de moindre résistance structurelle.
Alors pour celles là, nous prenons le parti de défaire les pièces au déchargement, en les marquants de leur numéro sur le plan pour les retrouver par la suite.
Une heure plus tard, tout est à l'intérieur, mission accomplie !
Par la suite, pour libérer la place dans l'atelier, je place les mousses de flottabilité sur la remorque, bien emballées. Je n'en aurai besoin que vers la fin du montage.
Il reste maintenant à découper et ébavurer chacune des pièces de CP prédécoupé. Cela va prendre un temps certain. Mais quel plaisir de découvrir, repérer, comprendre les formes qui vont s'assembler pour faire un bateau !